La politique étrangère est l’un des points principaux sur lequel Barack Obama a basé sa campagne de rupture avec la politique de Bush. C’est un point névralgique réveillé par l’échec de la guerre en Irak et les contestations populaires de plus en plus fortes qui en étaient inhérentes. C’est aussi un point capital des relations des États-Unis avec le monde en général, leurs actions étant systématiquement l’objet de critiques ou de mouvements contestataires, surtout dans les pays occidentaux européens.
C’est un moyen permettant de rétablir une confiance du monde envers les USA, mais aussi de redorrer leur image, souvent qualifiée d’impérialiste et d’interventionniste. C’est avec l’aide de son vice-président Joe Bidden et de son ministre des affaires étrangères Hilary Clinton que Barack Obama entend tenir une politique radicalement différente, « plus ouverte d’esprit ».![]()
L’élection de Barack Obama augure un renouveau des relations euro-étatsunienne. Obama a clairement proposé un partenariat fort et plus équilibré. Ses propositions sur des thèmes comme le changement climatique – malgré sa présence quasi forcée au sommet de Copenhague – ou le traitement des détenus ont rapproché Washington des choix européens. Et le nouveau président promet de restaurer un certain esprit bipartisan, évanoui depuis des années.
La construction Européenne de ces dernières années avait quelque peu rafraîchi les relations transatlantiques, les USA sentant la volonté concurrentielle de l’Europe. De plus, leurs intérets divergaient sur les questions environnementales et surtout militaires. En a témoigné en 2003, l’acharnement du président Français Jacques Chirac, à refuser de participer au conflit Irakien.
Barack Obama suscite donc en Europe de grandes attentes de changement avec les politiques de son prédécesseur. Les Etats-unis, qui restent pour l’Union Européenne, un fort point d’encrage et un allié privilégié. Ce qu’ a prouver, en 2009, Nicolas Sarkozy en ordonnant le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.
Barack Obama a d’ors-et-déjà, et à plusieures reprises, exprimé le fait qu’il n’était pas contre une puissante Europe, mais certains s’accordent à prouver le contraire. En effet, ses déclarations en 2008, pendant sa « tournée européenne » à propos de la Turquie ont fait mouche. On a même parlé de première « bourde » diplomatique. Le président des Etats-unis a été jusqu’à « conseiller » à l’Union européenne d’accepter la Turquie. Une position qui reste fidèle, d’ailleurs, à celle de ses prédecesseurs, démocrates comme républicains. Dès lors, beaucoup ont accusé les Etat-unis de promouvoir l’adhésion de la Turquie en Europe car cela anhilerait selon eux, toute possibilité d’une Europe politique et géopolitique forte.
Beaucoup en Europe et dans le monde estiment que la superpuissance américaine joue un rôle négatif dans les affaires du monde, souvent dans une proportion écrasante. Et les relents anti-américains y sont parfois virulents. Obama veut casser cette image. Il souhaite que les Etats-Unis ne soient plus perçus comme un empire, mais comme la puissance bienveillante qu’ils étaient au sortir de la Guerre froide. Une puissance bienveillante certes, mais une puissance supérieure encore. Car s’il ne peuvent plus ignorer les autres pôles, cela ne veut pas dire qu’ils les considèrent en égaux. Une adaptation nécessaire à ce monde multipolaire, où les alliances, comme auparavant, risquent d’avoir une grande importance. Et pour cause, l’émergence de pôles et d’intérets divergents tendent vers un retour, toute proportion gardée, des vielles alliances. Dans cette logique, et pour faire face à des géants tels que la Chine et le pôle asiatique, l’arrivée programmée de l’Amérique du sud, et dans une certaine mesure de la Russie, les Etats-unis ont tout intérêt à se rapprocher de l’Europe.
La décennie qui s’achève a été rude pour la communauté Atlantique. La prochaine a toutes chances d’être meilleure. Ceux qu’on appellent les « gendarmes du monde » doivent désormais accepter de déléguer. La nature des relations qu’adopteront les Etats-unis avec l’Europe déterminera les relations inter-polaires. Les Etats-unis sont un grand navire qui ne change pas de cap si facilement. Quoiqu’il en soit soit, le président Obama semble, pour le moment, tenir sereinement le gouvernail de son bateau.
Agathe PETIT
Mots-clefs : amerique du sud, barack obama, etats unis, europe, hilary clinton, irak, jacques chirac, russie, turquie, union europeenne, usa
3 janvier 2010 à 03:25 |
D’abord , je voudrais dire que je suis un optimiste viscéral , c’est peut-etre pour cela que je n’ai pas …ou encore d’ulcère.
Ceci dit , Et je le dis bien FORT , une année d’illusions , c’est assez.
Je veux parler d’Obama.
Oui, Obama est mon favori encore. Mais les illusions , que nous avons , nous , non-américains , sont ridicules et d’une naïveté affligeante.
Obama est d’abord américain , il promet aux américains d’abord ; le reste du monde , à l’inverse de Bush , ne lui est pas égal ; mais passe aprés les intérets de son pays. CE QUI EST LOGIQUE ! Reconnaissez-le .
L’asie est SA priorité , l’afrique seulement sa bonne conscience , et l’europe un simple partenaire politique pour maitriser les conflits ici et là car il a compris qu’agir seul ,de maniére autoritaire -style Bush- etait inéfficace et improductif au niveau de l’image des Usa .
Il est vrai qu’Obama a une vision globale plutôt positive des autres peuples mais ne lui demandez pas l’impossible : il ne peut pas se mettre dans la peau d’un chinois encore un peu communiste , ni d’un arabe encore un peu traditionaliste, ni d’un subsaharien encore un peu beaucoup affamé , et j’en passe !
Les grandes puissances ne fonctionnent , en priorité , que sur le rapport de force entre eux aussi bien au niveau economique que militaire.
Oui, c’est un lieu commun , mais combien l’ont oublié depuis l’election d’Obama.
Il avait prévenu les américains dés le début de son mandat que rien ne se ferait rapidement pour eux , et , voyez , son programme de santé , il a mis un an pour le faire passer au Congres !
Des analystes se sont posés la question de savoir jusqu’où allait l’étendue de son pouvoir en matière législative.
Merkel , Brown et Sarkozy en ont plus.
Oui, il peut changer le monde car il a déja changé sa com. Oui, il va rendre le monde plus paisible. C’est beaucoup , mais guére suffisant pour les peuples qui ne sont pas dans le G8 .
Je reviendrais une autre fois sur l’histoire du G20 , sur Copenhague et sur la prétendue régulation du capitalisme.
Mais , je vous prie de ne pas oublier , que seule un analyse froide , bien que solidaire , non- cynique et non-généreuse à volonté , peut nous permettre d’avancer dans le developpement , chacun dans son pays.
Le Phoesart.
3.01.2010
3 janvier 2010 à 17:08 |
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