La politique : une affaire d’hommes ?

Par agathepetit

En théorie, la parité semble être un concept bien ancré dans les mentalités. En pratique, c’est autre chose. Si en cinquante ans, la place des femmes dans la société s’est améliorée, on constate que peu d’entre elles occupent des postes stratégiques ou haut-placés. Notamment en politique.

En France, les hommes sont encore majoritaires : 82% de députés à l’Assemblée Nationale. Dans ce domaine, la France manifeste un retard par rapport à ses voisins. En 2007, la France comptait àpeine 19% de femmes au parlement. Loin derrière la Suède par exemple, où la parité est quasi parfaite.

Malgré une faible représentation, les progrès effectués depuis 1944 – année où les femmes ont acquis le droit de vote et d’éligibilité – sont visibles. Toutefois, la France fut l’un des derniers pays à attribuer ces droits. Un an après cette obtention, le pourcentage de femmes à l’Assemblée Nationale était de 5,6% . Aujourd’hui, il a atteint 18%.

Ce n’est qu’en 1974 qu’une femme est devenue ministre, en la personne Simone Veil. Depuis, la place des femmes est un point de débat important en politique. En 1995, les candidats ont dû se prononcer sur la parité en politique. En 1998, sous le premier mandat de Jacques Chirac, un amendement modifiant la Constitution de 1958, annonce que, désormais, « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions. » Un Observatoire de la Parité est d’ailleurs créé cette même année. Le 6 juin 2000, « la loi de la parité » vient étendre cette volonté égalitaire.

Il y a un an, François Fillon déclarait : « Nous avons progressé dans la voie d’une véritable parité dans le domaine politique : désormais la plupart des exécutifs locaux devront respecter une parité réelle. C’est une véritable révolution qui va s’engager et ouvrir bien plus largement les portes de la vie politique aux femmes ». Il reconnaît alors implicitement que la politique reste difficile d’accès pour les femmes.

Lors de son élection en 2007, Nicolas Sarkozy a fait la part belle aux femmes. Il en a même fait un point d’honneur dans la formation de son premier gouvernement, en leur confiant des ministères primordiaux jusqu’alors occupés par des hommes. Ce fut le cas de Rachida Dati à la Justice (aujourd’hui occupé par Michèle Alliot-Marie) ou encore de Christine Lagarde à l’Economie. Le remaniement du 15 juin 2009 à suivi cette logique. Aujourd’hui, sur 39 membres du gouvernement, 13 sont des femmes.

La parité pour la parité ?

L’an passé, un magazine Britannique a désigné Christine Lagarde dernière d’un classement des compétences économiques dans la zone euro. Rachida Dati à, quant à elle, quitté le gouvernement après être tombée dans un gouffre de contestations. Valérie Pécresse a dû essuyé le flop de la loi LRU. Christine Boutin a tout bonnement été évincée du gouvernement, à l’instar de Chritine Albanel, remplacée par Frédérique Mitterrand à la culture…

Il y a aussi celles que l’on relègue vers des fonctions moins exposées ou de moindre importance : Rama Yade, la « grande gueule », aux sports, Nathalie Kosiusco-Morizet au numérique et Nadine Morano à la famille…Ce qui amène à penser que les femmes seraint choisies davantage pour leur nature, que pour leurs compétences.

Les femmes politiques : des garçons manqués ?

Alan Pease, un grand psychologue américain, a élaboré une théorie selon laquelle il ne pourrait y avoir de femme Présidente. Pour lui, les prétendantes au pouvoir seraient en fait dotées d’un « cerveau masculin ». Nommer ou voter pour une femme en politique reviendrait, en fait, à mettre en avant des idéologies masculines. Selon lui, 50% des comportements spécifiques des hommes ou des femmes seraient biologiques et le taux de testostérone serait responsable de la soif de pouvoir, d’autorité et de domination. Autrement dit, les femmes qui font de la politique auraient un surplus d’hormones mâles ; et il n’y aurait que des hommes, au sens cérébral du terme, qui accèdent à des fonctions politiques…

Agathe PETIT

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Une réponse à “La politique : une affaire d’hommes ?”

  1. Xix dit :

    « Ce qui amène à penser que les femmes seraint choisies davantage pour leur nature, que pour leurs compétences. »
    En effet, si l’objectif de « la parité » est d’arriver à un partage 50-50 des sièges de l’Assemblée entre hommes et femmes, cela revient à choisir les députés en fonction de leur nature et non de leurs compétences.
    http://unoeil.wordpress.com

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